Vendredi 10 juillet 2026 – 19h00 – Champs Duingt – Agatha – Cie Soulmagnet – En partenariat avec l’auditorium de Seynod

AGATHA en roue libre – Tournée à vélo autour du lac d’Annecy
LA FÊTE UN ACTE DE RÉSISTANCE ET D’ÉMANCIPATION COLLECTIVE
AGATHA est une expérience performative hybride où danse, DJ set et vidéo live réinventent l’esprit du clubbing en un rituel collectif, portée par une dynamique de fête inclusive et engagée.
Pensée comme un moment de résonance collective, la pièce explore le corps social, la joie, le lâcher-prise et la puissance du mouvement partagé.
Dans sa version à vélo, Claire-Marie et Amaury Réot, chorégraphes de la compagnie annécienne SOULMAGNET, rejoints par la DJ Oona Skari Duroy, orchestrent une soirée en trois temps :
• un atelier de danse libre, pour instaurer un cadre sensible et inclusif ;
• une performance participative, où les frontières entre artistes et public se dissolvent ;
• un DJ set, comme climax festif et cathartique.
Inspirée des codes du club, AGATHA dépasse la fête pour affirmer un geste politique :
Dans un monde saturé d’informations anxiogènes, danser devient un acte de résistance, une manière d’incarner l’urgence de sortir de la passivité et de réinventer la puissance du collectif.
Chaque instant vécu ; en portant attention à soi, en prenant soin des autres, en partageant l’énergie ; compose un geste artistique et militant fort : faire ensemble.

LE SPECTACLE
AGATHA
Nous abordons la fête comme espace politique, où la joie devient une forme de lutte.
Comme l’écrivait Gilles Deleuze : « Le système nous veut tristes, il faut être joyeux pour lui résister. »
Dans cette perspective, la fête n’est pas une échappatoire mais un territoire de reconquête du sensible et du collectif.
Nous rejoignons ici Arnaud Idelon (Boum Boum. Politique du dancefloor), pour qui la fête constitue une “zone à défendre” où s’inventent des formes de commun, une circulation du care et une démocratie des corps.
La philosophe et danseuse Emma Bigé évoque quant à elle les “dissidences motrices” : danser pour faire communauté, pour échapper aux normes sociales et aux cadres disciplinaires.
Enfin, chez Florian Gaité (Tout à danser s’épuise), la danse devient un épuisement souverain, une dépense libératrice qui s’oppose à l’économie de la productivité.
Agatha réactive cette puissance subversive du dancefloor : un espace où le collectif s’invente, où les corps se reconnectent à leur pouvoir d’action, où la joie et la vulnérabilité deviennent des formes de résistance.
L’ATELIER
RITUELS CONTEMPORAINS ET ÉCOLOGIE DU LIEN
À travers nos résidences, ateliers et DJ sets participatifs, nous créons des laboratoires vivants où la fête retrouve sa fonction première : celle du rituel collectif et du soin social.
Nous nous inspirons ici des Q’eros du Pérou, qui considèrent que la dégradation des relations humaines — l’absence de rituels partagés — est à l’origine du déséquilibre du monde.
Réapprendre à danser ensemble, c’est donc réapprendre à faire société.
Ces actions s’appuient sur notre pratique de la vidéo-danse qui a décontextualisé notre danse «de théâtre» et travailler le corps commun comme écologie de l’esprit, ouvrir des cercles d’écoute et de confiance, où chacun retrouve la possibilité de se relier à soi, aux autres et au territoire.
Inclusifs et ouverts à tou·te·s, ils s’adressent à un large public : âges, culture, genres, niveaux de danse, avec ou sans handicap.
Peu importe l’expérience : on y vient partager un moment pour danser, respirer, oser.
Ils permettent aussi de préparer le terrain pour le DJ set final, en rendant l’expérience encore plus partagée, intuitive et vivante.
LE DJ SET
«CECI N’EST PAS UN DJ SET»
DJ Oona et tout le monde
Ce moment prolonge le spectacle dans un espace collectif horizontal, où la frontière entre scène et public s’efface.
Nous invitons chacun à passer de la contemplation à l’incarnation : de spectateur passif à acteur du mouvement.
Le DJ set devient un espace de transformation, où la joie devient un acte militant.
Comme le rappellent Deleuze et Idelon, la joie est résistance : elle s’oppose à l’apathie que produit le système.
Les collectifs d’Extinction Rebellion affirment : « Sans la fête, on ne tient pas. »
Nous partageons cette conviction : célébrer ensemble, c’est régénérer nos forces,
faire circuler le care, rendre la lutte désirable.
Le dancefloor devient agora, rituel, soin collectif — une utopie vécue dans le corps.

